Préparer son diner ou acheter le diner

Préparer son diner ou acheter le diner

Note : En fin d’article lire au sujet des gras « Pour se faire plaisir » et se sentir moins coupable. 

Notre rythme quotidien, l’addiction au besoin d’information permanent via le network de notre employeur, les réseaux sociaux, amis et famille mails, tweets etc… ont créé une cellule d’isolation d’où la perception de son proche entourage est bannie.

Ce repli sur soi-même permet d’éroder la notion sacro-sainte du repas familial pris ensemble. Moins de repas familial donc moins de besoin de composer un repas autour d’un plat unique partager en commun.

Les régimes à la mode, les tendances alimentaires « in » contribuent également à fragmenter la cohésion familiale du traditionnel repas pris en commun.

Ajoutez à l’équation ces diners « Tout Prêt » pris chez le traiteur du quartier ou au supermarché qui permettent de passer à table à tout moment et le diner ou déjeuner traditionnellement préparé dans sa cuisine, après le marché, aura disparu !

Rien ne pourra donc empêcher le réfrigérateur de s’ouvrir à tous moments de la journée et au micro-ondes, en transe, de lancer une attaque d’agitation moléculaire.

Diner autour d’un plat unique que tous partageront consolide les valeurs familiales.

Je conçois que le temps imparti à faire son shopping peut être compté, comme tel acheter un menu en kit, ou se faire livrer des ingrédients permet avec facilité, de préparer un diner pour tous.

Les « Tout Prêt »

La consommation de plats préparés en France représente de 4 à 6% du budget alimentaire familiale, la consommation de plats à base de viande est double de celle des plats de produits de la mer.

Selon l’INSEE, cette forme de consommation qui se développe annuellement est de nouveau à la hausse après une courte stagnation due au scandale de la viande de cheval mêlé à celle de bœuf.

Les moins de 35 ans utilisent environ deux fois plus de « Tout Prêt » que les 65 ans et plus.

De ce fait le temps passé à préparer des diner « Fait Maison » à diminuer de 30%.

Les 3/4 des ventes de plats préparés se font en grandes surfaces.

Soyez sûr de lire attentivement la nomenclature des ingrédients, attention aux excès de sel, sucre et gras (Les mauvais gras ! Lire en fin d’article), additifs, colorants, renforçateurs de gout et conservateurs. S’assurer de la valeur en protéines, il convient d’en consommer au moins 100 g par repas.

Une nouvelle source de « Tout Prêt » :

Les « Collaboratifs de quartier » en ligne, permettent de commander des plats cuisinés par les habitants de votre quartier. Les vendeurs indiquent en temps réel ce qu’ils préparent et à quel prix.

Note : Cette décision d’achat est votre, je ne la recommande, ni ne la condamne, attention a la fraicheur, l’hygiène, au respect de la chaine du froid.

Sachez que des aliments chauds et recouvert à chaud entrainent une forte accélération de la reproduction des bactéries ; les aliments cuits et refroidis doivent l’être au plus vite avant emballage et livraison.

Votre repas En Kit

Un concept récent, vous êtes livré, il vous appartiendra de cuisiner.

Si ce mode d’approvisionnement est votre, penser à comparer les prix de revient, bien sur tenez compte des frais du producteur (souvent une start-up), hébergement et programmation du site web, matière première, portionnement, emballage, livraison, cout de la main d’œuvre et autre. Peser le cout contre facilité et gain de temps.

Vous recevrez une boite avec la liste des ingrédients et la/les recettes.

Souvent vous devrez accepterez une forme d’abonnement et la dépense sera de 2 à 3 fois celle du cout d’avoir fait votre propre marché.

L’avenir de ce service semble être tout tracé, Amazon va très surement prendre le dessus du marché grâce à son rachat de Whole Food en Juin 2017.

Dinons ensemble autour d’un plat unique fait maison

Hormis le mode de vie, les nouveaux besoins, exacerbés par un marketing très pointu, de personnaliser son propre mode d’alimentation grâce a des offres de repas « Tout prêt » contribuent à accélérer la dégradation du repas familial autour d’un plat unique.

Le repas familial est le moment de partager des infos personnelles, les plaisirs et soucis de la journée.

Dans de nombreux foyers cette coutume semble surannée ; le repas pris ensemble devient l’exception. Mari et femme travaillent et n’ont pas toujours des horaires correspondants.

Le choix offert aux adultes, d’activités sociales et sportives auxquelles s’ajoutent les activités sportives des enfants font que planifier le simple repas journalier requiert un grand sens de l’organisation pour être à même de réunir le noyau familial autour d’une même table.

Les Post-it, et téléphones ont remplacés les conversations des repas.

Pourtant ce repas devrait être le moment de prédilection pour avoir accès à l’un et l’autre.

Des études de l’université de Colombia (USA) montrent que des enfants qui dinent plusieurs fois par semaine avec leurs parents sont moins sujets à l’anxiété ou et a l’ennui et obtiennent de meilleurs résultats scolaires.

Pour vous faire plaisir : Aimer de nouveau le gras.

Le gras, est devenu l’ennemi public numéro un des régimes au même titre que sel et sucre.

Le ‘Complot’ anti-gras a été lance par les USA dans les années 60.

Et savez-vous qui a bénéficié de cette croisade anti-gras : Le sucre bien sûr !En fait, pour comprendre comment le sucre s’est imposé à la place du gras, remontez au début des années 60, quand la communauté scientifique a commencée à s’interroger sur ce qui était le plus mauvais pour notre cœur.

En fait ‘Complot’ il y a eu ; le lobby du sucre a payé ‘Grassement’ trois scientifiques d’Harvard pour publier une étude ou le gras plaide coupable et le sucre se trouve disculpé.

De nos jours le courant se renverse et l’on admet que tous les gras ne sont pas maléfiques.

Les graisse sont composées d’acides gras. Ceux-ci se présentent comme des molécules plus ou moins longues (atome de carbone et d’hydrogène).

Parmi les ‘gras’ il convient de différencier parmi les lipides, graisses insaturées, saturées, les acides gras trans (produits par l’hydrogénation industrielle partielle des acides gras insaturés contenus dans les huiles végétales.)

Les acides gras « trans » se trouvent aussi en faible proportion dans les graisses lactique,

Noter que les graisses saturées d’origine animales (Produits laitiers, viande, œufs) doivent être partie intégrante d’un régime balancé, sans oublier les acides gras poly-insaturés qui, eux, suppléés du « Bon gras » et qui ont une action bénéfique au niveau du système cardio-vasculaire.

Provenant du « Bon gras » se trouve les fameux Omega 3 et moins connu, du grand public, les Omega 6

Ou trouver des Omega 3 : Saumon dont l’huile est riche également en vitamine E, hareng, maquereau, sardine, thon, huitre, huile de lin, épinards crus, noix… une rapide recherche vous donnera des listes complète de source d’Omega 3 et 6.

Ou trouver des Omega 6 : Graines de tournesol, pignons de pins, noix, * huile de carthame, huile de pépins de raisin, graines de sésame, huile de tournesol, huile de maïs, huile de noix, huile d’arachide… Procéder ici aussi à une rapide recherche.

* Peu connu cette huile est extraite des graines d’une plante herbacée oléagineuse appelée carthame des teinturiers (Carthamus tinctorius).

Il est utile de savoir que nous consommons trop d’Omega 6 et pas assez de 3, avec un ratio suivant les pays de 10 à 50 fois trop.

Le gras ‘ennemi’ se cache dans de nombreux produits des fast-foods, certain plats « Tout Prêt », dans la margarine et certain aliments frits (liste non exhaustive).

Le secret réside dans la modération, il n’y a pas (sauf avis médical) de raison impérieuse de supprimer crème et fromage.

L’ANSES Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail recommande un apport en lipides de 35 à 40% pour suppléer notre besoin en acides gras essentielles.

Que l’on suive un régime amaigrissant ou juste pour se maintenir en grande forme ne considérez plus le gras comme votre ennemi héréditaire, pensez balance et modération.

 

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