L’esprit outil de création, bruits de cuisine, odeurs, vue et gout

Le ‘gout virtuel’ généré par l’esprit est un incontournable outil de création culinaire, l’évocation de bruits de cuisine, d’odeurs y concourent également.

Le cheminement de la création de mes recettes passe principalement par mon imagination et ce ‘Gout virtuel’.

Pour mieux « voir » ce procédé laissez votre esprit vagabonder à l’évocation de bruits de cuisine familier : Le staccato d’un couteau hachant des herbes fraîches, des Saint Jacques dont le jus crépite dans le beurre fumant, la vapeur qui s’échappe sous le couvercle d’un rondeau.

Instinctivement, a ces sons, des odeurs vont s’inviter à la table de votre esprit, peut-être celle de l’estragon haché, l’odeur d’artichaut véhiculée par la vapeur de ce rondeau.

Ah… Estragon, artichaut, garnir le fond d’un artichaut réchauffé à la vapeur d’une aérienne béarnaise à la façon de Michel Gérard, le beurre est remplacé pas du lait concentré non sucré, sous l’emprise de cette impulsion rien ne vous arrêteras de courir acheter ces ingrédients et de commencer à cuisiner.

La ‘vue n’est pas le gout’, cet aphorisme semble dénué de sens, mais des chercheurs français ont coloré un vin blanc en vin rouge avec un colorant inodore et ont demandé à un panneau d’œnologues de délivrer leurs notes de dégustation, étrangement bien qu’attendu, ils ont décrit le vin à l’aide de termes typiquement utilisées pour le vin rouge ! Cette expérience révèle comment la couleur a joué un rôle majeur dans la façon dont nous interprétons une dégustation. A travers le mot couleur sous-entendre : Vue.

Laisser son esprit errer et générer une virtuelle vue est aisé.

Mais en sus créer un virtuel gout résulte d’un imbroglio de neurones similaire à celui qui permet aux musiciens de créer une œuvre sans l’accompagnement d’un instrument sonore.

Je recherche ou à l’improviste rencontre un produit que je ne connaissais pas et qui m’inspire, aussitôt, mon imagination travaille et je peux, sans l’avoir jamais testé et gouté, développer une nouvelle recette que mon esprit me permet de virtuellement « Sentir et Gouter »

Bien que la vue ne soit, évidement, pas techniquement du goût, elle influence certainement la perception. Fait intéressant, les aliments et les boissons sont identifiés principalement par les sens de l’odorat et de la vue, moins par le goût. Les aliments peuvent être identifiés uniquement par la vue : Il n’est pas nécessaire de mordre dans une framboise pour l’identifier. Il en va de même pour l’odeur, ainsi voir et sentir une huitre nous renseigne aussitôt sur ce que cet ingrédient est.

Pour notre cerveau, dans le cas d’un met, le « goût » est en fait la combinaison du goût, de l’odorat et du toucher d’un ingrédient alimentaire.

Etrangement la bouche semble ‘sentir’ bouchez-vous le nez et mordez dans un chocolat garni d’une cerise au kirch, au premier abord vous allez détecter le côté suave du chocolat, un liquide et quelque chose de mou un tant soit peu piquant dû à l’alcool.

Maintenant respirer du nez, des saveurs plus définies se révèlent, pourquoi ? Vous avez laissé les cellules odorantes atteindre le passage nasal, le processus est appelé la référence olfactive.

L’odeur influence le goût, le goût influence l’odeur, la vue et bien sur la « Virtuelle vue » seule peux engendrer un processus de création.

 

 

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