Bio ou Frais Local en Saison et Connaissance des Provenances

Bio ou Frais Local en Saison et Connaissance des Provenances

Bio, est-ce la solution ou la réaction contre la malbouffe qui annihilera la médiocrité de notre alimentation de tous les jours ?

La mise de l’accent sur le Bio vient-elle en sauveur ou résulte t’elle d’une vaste et juteuse opération de marketing ?

Ce qui a déclenché le phénomène bio pourrait résulter de la médiocrité de ce qui nous est journellement offert, comment en sommes-nous venus là ?

Bio ou Frais local et en saison

Bio ou Frais local et en saison

Ma théorie sur l’inexorable progression de la médiocrité de la plupart des produits de grande consommation et de production intense, découle d’une forme de sur-démocratie alimentaire qui a conduit à vouloir rendre accessible, donc à vendre, a tous du saumon assaisonné sans restreinte de généreuses pincées de mercure ou le « Poulet aux hormones, ‘garanti non naturel’ » Ou encore des fruits qui bien qu’ayant comme Phileas Fogg fait le tour du monde, en 80 jours ou moins, ne muriront jamais.

Ces prunes moires que David a surement utilisé dans sa fronde pour mettre à genoux Goliath vous rappellent-elles quelque chose 🙂

Reconnaissons que le cout de la vie ne permet pas à tous d’acheter des produits de qualité supérieurs. L’accroissement exponentiel de la population mondiale a aussi conduit les hyper-marchés à développer des ingrédients en production massive ‘Low-Cost’ de qualité questionnable, que trouvez-vous dans la majorité des boites de thon entiers : Trop souvent une sorte de gadoue compressée.

Je suis un adepte de prendre connaissance de ses sources d’approvisionnement en lieu de faire emplette de Bio sans savoir si Bio est vraiment Bio.

Savez-vous que couramment de la panure bio est appliquée sur du poisson d’élevage non bio, mais le produit est étiqueté bio.

Savez-vous que des produits Bio vendus assaisonnés n’offrent souvent que seul les ingrédients de l’assaisonnement qui le sont (Bio).

La plupart des poissons ou des produits de la chasse ne peuvent l’être (Bio) du fait de leur état sauvage. Evidement les poissons sauvages sont bien meilleurs, quand provenant de pêches responsables, que du saumon d’élevage intensif dont il est recommandé de n’en manger qu’une fois la semaine !

En ces temps de grande incertitude sur la qualité et provenance des ingrédients de notre alimentation nous avons un palliatif aux achats visant uniquement à remplir le frigo et qui conduisent à la malbouffe, la réponse est ‘Ferme Directe’. Il est dorénavant possible d’acheter directement à la ferme des produits locaux frais et en saison, fruits, légumes, viandes, volailles, fromage, conserves et charcuteries.

Mieux encore il existe des petits supermarchés comme Ferm’envie dans la région de Pau, qui sont un groupement de producteurs de produits de hautes qualités, dont le dévouement a leur terre, l’amour de leur métier, et le respect du consommateur les ont conduits à s’unir, créer des structures de ventes et fonctionner en circuits fermés hors de la distribution de masse, pour la grande satisfaction de leur clientèle.

Des structures comme Ferm’envie s’adressent essentiellement aux consommateurs.

D’autres formes de groupement de producteurs offrent des services de fermes-directes pour les professionnels de la restauration, je fais ici référence à un modèle d’organisation que j’ai créé, aux USA avec le concours de la grande université de Cornel, le FLCB . Mon but a été de mettre en relation, sans intermédiaires, des chefs ou chef-propriétaires et des fermes ou/et vignerons pour permettre le dialogue direct ferme-chef et d’offrir sur leur carte des produits du jour, donc frais, en saison et locaux, ce qui a permis aux clients des restaurants, en raison de précisions offertes sur les menus, de connaitre la provenance exacte des mets entrants dans la composition du plat servi. Le principe, sur le papier, en est simple mais comprenez qu’il demande en coulisse une grande logistique, faire connaitre les disponibilités et en quelle quantité, prise de commandes et enfin livraison. La capacité du chef à réagir et créer un plat en fonction d’une offre du marché, ou d’incorporer les ingrédients offerts dans sa carte du moment reste la clé de voute.

Revenons pour le moment au Bio, un majeur problème pour le consommateur et le distributeur de Bio réside dans la durée de vie des produits. Ex : Je bois tous les matins un jus de citron, un citron de la grande distribution a un long espoir de survie, un citron bio doit être consommé beaucoup plus rapidement, mon choix s’est donc fait pour un intermédiaire, des citrons garantis sans traitement après récolte.

Le Bio est-il devenu vital ou est-il l’objet d’un vaste plan de business marketing ?

Est-il possible de garantir que Bio est 100% Bio ?

Une récente enquête de France3 a révélé avoir trouvée des pesticides dans des carottes bio. La raison serait que les producteurs n’en seraient pas directement responsables mais l’évolution de l’écosystème du a l’intervention humaine résultant en la disparition de nombreuses espèces végétales et animales et de la transformation des sols dont un des faits les plus visibles est le ravinement créé par le remembrement qui a appauvri les sols et permet le transport, sans barrières, de résidus d’origines animales ou/et industriels.

Le bio est supporté par un énorme effort de marketing, devenu une vague déferlante dès le jour ou les grandes surfaces ont décidées de se faire partenaire majeur dans la promotion et vente de produits Bios. Des produits Bios, oui, mais dit Bio-low-cost, ou du Bio à bas prix, bas prix qui se traduira tôt ou tard par l’étranglement des producteurs, et fait troublant, la dénomination ‘légales’ du Bio et l’éthique résident souvent à des pôles opposés, ainsi du jambon peut provenir de viandes certifiées Bio mais contenir de l’additif E 250 supposé être cancérigène.

Bien sur l’absence de pesticides nous est bénéfique de même que la limitation des produits agissants sur le système endocrinien.

Une autre mission du bio est de protéger la terre dans le sens du lègue aux futures générations.

Mangez-vous ou mangerez-vous Bio par intense conviction basée, sur votre gout, un souci de santé et d’économie de notre planète ou, soyons honnête un moment, sommes-nous ‘alléchés’ par de belles étiquettes vertes, et une promesse de consommer des produits du voisinage ?

Que vous soyez restaurateur ou mère de famille, la tache reste la même, nourrir pour le plaisir ou pour se subsister ou pour les deux. Les moyens dont vous disposez, qu’ils soient larges ou limités doivent conduire à se poser la question suivante : Faire des emplettes Bio car le prix n’est pas mon souci principal et que je suis perméable aux modes et pubs, ou faire des efforts dans le budget nourriture, convaincu que le Bio bénéficiera à ma famille ?

Faux ! Ce qui doit nous concerner principalement est de savoir qui, quand, comment et d’où notre nourriture provient pour prendre une décision éduquée.

Laisser un commentaire